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 | Sujet: LA MAFIA DE BOSTON. Sam 14 Jan - 0:28 | |
| FULL OF CRAP WHAT'S A MAFIA Une mafia est une société secrète et fraternelle à caractère criminel, permanente et hiérarchisée, fondée sur l'obéissance, à recrutement ethnique, contrôlant un territoire, dominant les autres espèces criminelles et s'adossant à un mythologie. Les formes de l'enfouissement de la réalité mafieuse:
- la négation: ça n'existe pas - la relativisation: ce n'est pas si grave - la folklorisation: un passé révolu - l'enterrement: on a gagné, c'est mort - l'éloignement: chez les autres, pas chez nous - la psychiatrisation: ce sont des idées de fous - l'évitement linguistique/pensée magique: ne pas prononcer le nom Les mafias possèdent un nombre croissant d'entreprises légales, et elles tendent à gérer leurs activités criminelles avec des méthodes de managers classiques. Deux sphères d'évolution pour les mafias: l'une légale, l'autre criminelle. On note une insertion croissante dans l'économie légale d'acteurs purement mafieux. Le mafieux moderne, c'est l'homme d'affaires normal ou chef d'entreprise. "Dans la mafia, il y a de tout. A part des juges et des policiers, il y a des gens de toute sorte, infiltrés dans tous les recoins de la société. La majorité est même constituée d'hommes d'affaires, des gens qui ont des magasins, des entreprises, des activités économiques. Des gens qui trafiquent, qui inventent, qui bougent du matin au soir. Le jour, ils gèrent leurs affaires (…) mais la nuit, au lieu d'aller dormir, ils sont capables d'aller voler." Il n'y a pas de penseurs dans la mafia, pas de poétique ni de rhétorique: que du pragmatisme, de la violence et de la ruse: on va au plus rapide, au moins couteux.
Il n'y a pas de mafia durable sans complicité politique. La mafia vote pour un parti, souvent démocrate (le totalitarisme tuerait la mafia), en échange d'un accord de guerre-froide-paix-chaude. Définition de la relation mafia/Etat: « si l'Etat attaque, la mafia réplique ; si l'Etat ne bouge pas, la mafia reste tranquille. » Les agressions mutuelles se limitent au strict minimum afin que chacun puisse décemment rester dans son rôle. Ces deux mondes régulent leurs rapports au moyen d'un pacte tacite de non-agression, personne n'ayant a priori de raison majeure pour engager une confrontation incertaine et couteuse. Les rapports mafia-politique relèvent, dans al forme, de la séduction ou de l'intimidation, et, sur le fond, de l'échange de services et donc de la corruption. Une mafia cherche des passe-droits (autorisations administratives, marchés truqués, subventions) et de la bienveillance judiciaire (enquêtes arrêtées et non-lieux). En retour, les politiques demandent de l'argent et de voix. Plusieurs présidents américains – Roosevelt, Truman et Kennedy – ont bénéficié de l'aide de la Cosa Nostra pour remporter les primaires du Parti démocrate, puis les élections générales, et ce grâce à de providentiels « déplacements » de voix.
À travers le monde, les mafias « investissent », au double sens financier et stratégique du terme, de façon privilégiée, trois secteurs:
- les entreprises de BTP, du béton et de l'immobilier - le traitement des ordures et des déchets - l'industrie du spectacle et du tourisme: cinéma, musique, jeux, casinos, hôtels, restaurants, etc.
Activités criminelles:
- la vente d’armes - la contrefaçon - le trafic de drogue - le trafic d’êtres humains - le trafic d’organes - le blanchiment d’argent - le proxénétisme (bien que la prostitution soit dépénalisée, voire légale, dans certains pays) - le racket (extorsion) - le vol
En général, la mafia préfère recourir à l’intimidation, la corruption ou le chantage plutôt qu’à la force pour contraindre ceux qui lui résistent. De cette manière elle attire moins l’attention du grand public sur elle. Mais il arrive régulièrement que pour se débarrasser de concurrents, de témoins gênants ou de traîtres, les mafias usent de méthodes brutales : guerres de gangs pour la prise de contrôle d’un territoire ou d’un marché, assassinat de témoins, de complices ou de juges avant un procès en sont quelques exemples. Les repentis
Sont de simples collaborateurs de justice recherchant un avantage précis (on ne quitte pas la mafia sans mourir). Par ailleurs, le nombre de repentances sont d'habiles trompe-l'oeil. Il y a les repentis envoyés en mission par leur Famille mafieuse dans le but d'égarer la justice dans un dossier ou pour décrédibiliser des défecteurs dangereux. Entretenir l'illusion d'une répression efficace. Mais la politique des repentis est à ce jour la seule méthode réellement efficace pour arrêter des mafieux importants. Mais comment ne pas être troublé par la survivance de ces entités criminelles malgré ces trahisons à répétition? On note de fortes ressemblances entre les rites de la mafia et ceux des services spéciaux (omerta/secret défense, enquête préalable d'admission/enquête d'habilitation au secret). Les femmes
« Une approche des femmes au sein de la mafia,met d’emblée en évidence trois catégories : les épouses traditionnalistes, qui sortent de l’ombre pour accomplir de plus en plus de tâches au profit de la mafia ; les femmes chefs de clan, rares encore ; les femmes devenues collaboratrices de justice, terme improprement traduit par ‘repenties’».
La position actuelle des femmes semble aller du rôle traditionnel de gardiennes du code culturel mafieux à l’engagement direct dans les activités criminelles (comme le trafic et la vente de drogues) et ces femmes sont toujours plus nombreuses. Ce phénomène peut être vu comme le résultat d’une pseudo émancipation, comme une «parité» au niveau de la criminalité parce que «ce sont des femmes qui ont été élevées dans la même logique de pouvoir et de domination par leurs compagnons et leurs parents», explique Francesca, sauf qu’elles ne trouvent pas de confrontation dans la sphère individuelle, où ce sont les liens d’un système patriarcal qui prévalent.
Ce sont des femmes d’honneur capables d’appeler leur fils «lâche et infâme» parce qu’il s’est repenti. Ce sont des «marraines» à temps plein ou «suppléantes» à la suite de l’arrestation ou de la fuite de leurs hommes, prêtes noms ou titulaires de sociétés et d’entreprises utilisées tout au plus pour le recyclage d’argent sale. Ce sont des femmes fidèles à la mafia avec une sujétion telle qu’elles en oublient l’amour maternel.
Ainsi, les femmes prennent soin des hommes en cavale, qui sont de plus en plus nombreux, compte tenu de l’amplification de la lutte anti-mafia (...). Ce sont elles également qui (...) transportent les armes lors des règlements de comptes. (...) Et puis, quand les hommes sont en prison et qu’il s’agit de ‘boss’, ce sont les femmes qui font circuler l’argent, qui prennent les ordres et les répercutent sur leur territoire.
Des femmes ont su s'imposer temporairement, moins d'ailleurs en raison de leur talent (criminel) que par délégation ou héritage d'un mari ou d'un frère. Les cas sont rares. Cependant, la Camorra semble constituer une exception à cette règle. Désormais, un nombre important de femmes y dirigent des Familles criminelles. Phrase du rituel d'initiation: "Je veux entrer dans cette organisation pour protéger ma famille et pour protéger tous mes amis. Je jure de ne pas divulguer ce secret et d'obéir avec amour et Omerta." Une fois initié, un mafieux devient un "affranchi", séparé du reste des "citoyens".
“L'initiation de Joe Valachi se déroule en 1930, dans une maison où une quarantaine de mafieux l'attendent assis autour d'une table dressée pour le diner. On le fait assoir à côté du chef de la Famille, Salvatore Maranzano. Une arme de poing et un couteau ont été déposés sur la table. Pendant que SM répète les serments, tous les hommes se tiennent les mains. Puis un papier est brûlé dans les mains de Joe Valachi, signe de ce qui arriverait à son âme s'il trahissait sa nouvelle Famille. Ensuite, un rituel de comptage a lieu afin de déterminer le tuteur-parrain du nouvel initié. En l'occurrence, c'est Joe Bonanno qui, au moyen d'une aiguille, fait couler du sang de l'index de JV, symbole de sa naissance dans sa nouvelle Famille.”
Pas le droit de coucher avec la femme ou la fille d'un autre membre. Pas le droit de porter la main sur un autre membre sans demande du Boss. Sous peine de mort. LE MONDE DES MAFIAS - TOUS DROITS RÉSERVÉS. |
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 | Sujet: Re: LA MAFIA DE BOSTON. Sam 4 Fév - 20:11 | |
| HIÉRARCHIE 0. Homme de main. L'homme de main ne fait pas encore partie de la Famille, il s'occupe des boulots sales dont personne ne veut. Il doit faire ses preuves et c'est pourquoi il mène à bien toutes les missions qu'on lui confie. Il doit rester debout, ne peut regarder ses supérieurs dans le yeux, sauf quand ceux-ci lui permettent. Il doit se montrer discret et respectueux envers tous les membres de la Famille et se fera recruter dans de brefs délais, en fonction du travail donné.
1. Voyou. Le Voyou vient d'entrer dans la Famille et il en est fier. Il devient un vrai mafieux, peut se faire respecter mais n'a toujours aucun pouvoir décisionnel. Il s'occupe de tous les boulots qu'on lui demande et peut donner des ordres aux Hommes de main. Il doit s'occuper de ces derniers pour que ceux-ci se fasse recrutement par un supérieur. Ce mafieux existe pour de vrai, il peut parler à tous les autres membres, regarder les supérieurs, s'asseoir. Il ne fait pas encore ce qu'il veut mais presque.
2. Truand. Le Truand est un voyou qui a fait ses preuves à plusieurs reprises, il peut refuser un boulot et le donner à un Voyou. C'est lui qui observe les hommes de main pour savoir si un recrutement est envisageable. Il fait ce qu'il veut et à un pouvoir décisionnel, il peut aider les membres du Grand Conseil à choisir quelque chose.
3. Affranchi. C'est le grade le plus Haut Gradé de la Famille, avant le Grand Conseil. Il donne les ordres aux plus bas gradés que lui et recrute les Hommes de mains, après avoir été conseillé par un Truand. Il ne se salit plus les mains car celles-ci sont déjà usées par tout le travail qu'il a fourni dans le passé.
Enfin, on trouve tout au dessus le Grand Conseil, formé du Patron et du Conseiller. Ils font ce qu'ils veulent et peuvent dire ce qu'il veulent, ce sont les chefs de la Famille. L'un ne peut prendre de décision sans l'autre mais les deux peuvent virer n'importe quel Truand, Voyou ou Homme de main. Il décide des promotions et s'ils doivent s'absenter, ils nomment un Chef, qui commandera à leur place, sans promulguer de promotions. |
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